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Ivan Lammerant - Publications
Dossier Capaes - Ivan Lammerant
Maître de formation pratique à la HEAJ:
Cours de dessin et layout.
Haute Ecole Albert Jacquard de Namur
Webdesigner, infographiste et illustrateur.

CAPAES : Certificat d'Aptitude Pédagogique approprié à l'Enseignement supérieur à l'ITN de Namur
dossier , réalisé dans le cadre de ma formation pédagogique, à télécharger: "Des Tic et des Trucs" format pdf
"Je désire par la mise en ligne de ce dossier, aider bien humblement mes collègues qui désirent aborder les nouvelles technologies dans l'enseignement, et aussi tout ceux qui s'interrogent sur la manière de construire leur dossier CAPAES :-) "
=> dossier à télécharger: "Des Tic et des Trucs" format pdf
DES TICE ET DES TRUCS
Les nouvelles technologies au service de l’enseignement

L’avènement des nouvelles technologies de l’information et de la communication (TICE) est en passe de modifier notre manière d’enseigner. En avant pour un monde interactif, ou l’école devient virtuelle et se construit autour de ces nouveaux outils !? Le maître mot restant la qualité !
Des tice et des trucs… Ce titre se veut déjà par son énoncé, une réflexion sur la perception que l’on pourrait avoir sur l’apport et les possibilités des nouvelles technologies dans l’enseignement. Il ne s’agit pas ici de mettre en place une série de trucs ou recettes miracles, mais bien d’avoir une réflexion sur des nouveaux outils et leur pertinence dans le cadre et les limites d’un établissement scolaire.
Ce travail est le fruit de diverses « expérimentations » élaborées dans le cadre d’un cours « atelier » de dessin et de couleur. Sur une période allant de 1997 à 2004. Cette formation fut donnée pour la première fois à l’académie Internationale du Design et de technologie de Montréal au Québec (Enseignement privé canadien) (1). Actuellement elle se donne à la Haute Ecole Albert Jacquard (HEAJ) de Namur en Belgique (Communauté française de Belgique) (2) dans le cadre du cours de dessin, section techniques infographiques.
« De formation, je suis illustrateur et photographe, utilisant les outils informatiques via l’infographie. Durant 10 années, j’ai travaillé dans le domaine de l’édition jeunesse, des manuels scolaires, mais également dans la conception de sites Web bancaires, culturels et commerciaux. Parallèlement à mon activité dans la Haute Ecole, je crée et donne bénévolement des stages en informatique (orienté Web) en arts plastiques et en photographie pour des enfants de 8 à 15 ans via une asbl. Je devrais développer prochainement…, le même genre d’activité pour des personnes du troisième age. »
Enfin, je m’efforce de m’impliquer régulièrement dans diverses ONG et ASBL. CF. Chapitre 9 de ce dossier. Le « but » premier de l’utilisation des TICE dans mon cours, était de me mettre tout simplement au goût du jour, sans aucune prétention intellectuelle, et de me simplifier la tache par des automatismes. Je me rendis compte très rapidement, de l’outil formidable que cela pouvait constituer, pour lutter contre le décrochage scolaire, ou, plus généralement, au niveau pédagogique ! Le surcroît de travail occasionné par ce type de mise en place fut aussi une surprise allant à l’encontre de mes prévisions. Mais cela en valait la peine…
L’usage que je fais de ces nouveaux « outils » est axé sur l’interactivité et la communication, dans les limites et le cadre de mon cours. Le maître mot restant la qualité ! Interactivité donc, entre les différents acteurs, élèves, enseignants, direction, établissement, mais aussi vers le monde « extérieur » et professionnel. Communication continue et ininterrompue entre chaque membre de mes groupes. Un lien infaillible.
L’importance des TICE est désormais bien établie et reconnue dans le monde de l’enseignement. Comme tout nouveau phénomène, il a ses détracteurs et ses chauds partisans. Les technologies sont de plus en plus présentes dans notre environnement, le nombre d’ordinateurs et de connexions Internet sont en constante augmentation chez nos élèves et dans les établissements scolaires. Les coûts se démocratisent.
Les TICE ne constituent pas uniquement le secteur informatique, mais c’est la représentation principale que l’on s’en fait en général. (Télécommunications numériques : Internet, logiciels éducatifs, …) Il convient aussi d’oublier, à mon sens, l’aspect innovateur (« nouvelles » technologies) car dans ce domaine, tout est relatif… si vite obsolète, dépassé et assimilé ! En leurs temps, le tableau blanc pour feutres, les transparents et les rétroprojecteurs firent sensations !
L’importance des TICE est aussi, et plus que jamais, d’actualité chez les futurs employeurs. La formation de ces outils est dés lors, importante voir indispensable, pour une insertion professionnelle et sociale.
Compétences développées au travers de l’organisation du CAPAES que je veux mettre en oeuvre:
(4). Construire avec les étudiants un contexte relationnel propice à l’apprentissage.
6). Accompagner les étudiants dans leurs apprentissages tant théoriques que pratiques ainsi que dans la construction de projets professionnels.
(7). Planifier le cours et concevoir des dispositifs d’enseignement appropriés aux adultes.
(12). Actualiser ses connaissances et ses pratiques.
(14). Etre un partenaire actif dans l’organisation et le développement de son institution.
Fil conducteur de ce travail
Questions
La question principale que je me pose est:
Quels rôles peuvent jouer les TIC (technologies de l’information et de la communication) dans l’enseignement ?

Avec une interrogation sous-jacente:
Quelles sont les conditions favorables à un usage efficace, et les limites des TIC ?
Une seconde partie de cet exposé, illustrera par des exemples concrets testés sur ces 7 années, mes expériences du Québec à la Belgique. Mes ressources techniques et pédagogiques se trouvent en fin de travail dans la partie annexe.
Je vous souhaite une bonne lecture !
Ivan Lammerant - [Maître de formation pratique - Cours de Dessin et de Layout – HEAJ (Namur)]
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(1) L'académie Internationale du Design et de Technologie de Montréal (Québec - Canada) se classe parmi les établissements d'enseignement privés les plus en vue en Amérique du Nord. Fondée à Chicago en 1977, l'Académie fait partie du réseau de la Career Education Corporation qui possède des maisons d'enseignement dans plus de 40 villes à travers le monde. La finalité est une attestation d'études collégiales. www.academieinternationale.ca


(2) La Haute Ecole Albert Jacquard à Namur (Belgique) dispose des ressources humaines et matérielles nécessaires à cette formation spécialisée en techniques infographiques. Son expérience de pionnière dans le recyclage d'enseignants en infographie, son partenariat avec le Forem et le Centre de perfectionnement des industries graphiques de Charleroi - Gosselies (CEPEGRA-TECHNOFUTUR) et ses formations agréées par le Fonds social européen (FORMINFOG, formation multimédiatisée aux techniques infographiques et FORMASTYLISM, formation en CAO et réalité virtuelle pour l'industrie textile) assurent à la Haute Ecole Albert Jacquard l'expérience nécessaire. La finalité est un graduat. www.heaj.be et www.infographie-sup.be
 
 
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Le métier d'infographiste

Interview pour le Siep :

Ivan Lammerant est un passionné de l’image. Illustrateur de formation, il n'a jamais cessé d'exercer ce métier qui lui plaît et grâce auquel il peut faire rêver les grands et  les petits.  S'il n'a jamais perdu de vue son premier amour  de l’illustration, il n'en est pas moins à la page en matière d’infographie. Infographiste freelance, il s'est formé au Canada avant de revenir prêcher la bonne parole à la Haute École Albert Jacquard où il dispense un enseignement résolument pragmatique.

Le néologisme "infographie" représente une réalité relativement floue, comment la définiriez-vous?

Nées de métiers en voie de disparition (typographe, dessinateur, ), les nombreuses spécialités de l'infographie ont toutes un dénominateur commun: l'image.

En effet, même si le métier requiert toujours plus de pré-requis techniques, un infographiste ne peut se passer d'une vision plastique et d'un talent créatif. L'infographie, n'est rien de plus qu'un outil supplémentaire, pour le graphiste du 21e siècle. Une méthode de travail actuelle. Profession un peu "fourre-tout", une définition de l'infographie est malaisée d'autant qu'il n'existe toujours aucun accès à la profession. Quiconque peut donc s'autoproclamer infographiste.

Ces jeunes que vous formez à la Haute Ecole Albert Jacquard constituent une des premières générations sanctionnée d'un diplôme d'infographie. Vous esquissez donc à votre échelle le futur de l'infographie belge?

En effet, la majorité des enseignants actuels sont des autodidactes et nous formons les infographistes d'aujourd'hui et les enseignants de demain. Dans la majorité des cas, les professionnels actuels du secteur ont acquis leurs compétences de façon empirique et au fil de la pratique sur base d'une formation associée (illustration, programmation, ...). Nos étudiants bénéficient donc de la masse de nos expériences et sortent de l'école avec un bagage académique beaucoup plus important et ciblé. A partir de là, il est de leur responsabilité de rester pro-actif et de se maintenir constamment à la page.

Justement, la pro-activité n'est-elle pas une des premières règles à s'imposer si l'on veut réussir dans ce métier?

Absolument. A l'instar d'autres secteurs où le rythme des innovations technologiques est très soutenu, il est inconcevable de s'en tenir à ses acquis surtout en tant qu'indépendant. Tout jeune désirant se lancer dans la profession doit se résoudre à rester toute sa vie en formation ainsi qu'à l'écoute du marché et de ses tendances. Il est donc très important d'être passionné car la curiosité coulera alors de source.

Qu'est-ce qui vous a poussé, comme beaucoup d'autres, à vous installer comme "freelance" ?

Chaque année, de nouvelles vagues d'infographistes compétents arrivent sur le marché du travail et face à cette pléthore de main-d'œuvre les employeurs sont en position de force. Aussi, nombreux sont ceux qui par soucis d'économie dans un contexte de restriction structurelle préfèrent engager de manière ponctuelle via des contrats à durée déterminée (COD). Ce type de sous-traitance tend à se répandre de plus en plus. En outre, les entreprises, étant de plus en plus frileuses à investir dans des budgets d'agences élevés, iront plus facilement vers un indépendant pratiquant des prix plus concurrentiels. Plus personnellement, mon statut d'indépendant m'a permis de m'investir à temps plein dans l'enseignement. Je peux ainsi partager mon expérience et communiquer avec d'autres passionnés en herbe ou professionnels. Enfin, en tant qu'indépendant, je ne suis tenu de répondre qu'aux exigences du client et non plus à celles d'un patron.

Vous êtes indépendant mais vous ne travaillez néanmoins pas seul?

En effet, j'ai crée le site "www.croquis.be" afin d'assurer la visibilité de mes activités mais je ne peux malheureusement répondre à toutes les demandes. Je sous-traite donc à mes collaborateurs les tâches ne relevant pas directement de mes compétences. Tous passionnés et indépendants complémentaires, nous pouvons offrir une vaste gamme de services et cette organisation en réseau nous permet de minimiser nos coûts et d'offrir des prix concurrentiels. Ce type d'association de fait est très courante dans le secteur.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune souhaitant devenir infographiste ?

Avant tout, il doit être passionné. Il faut également être doté de créativité. De nombreux jeunes pensent que les métiers de l'infographie relèvent essentiellement de l'artistique mais c'est de moins en moins vrai. En effet, les professionnels doivent acquérir de solides compétences en programmation et des connaissances techniques pointues des logiciels.
La maîtrise des langues, surtout l'anglais, est également un atout important. J'ajouterais qu'il faut savoir se vendre et avoir de bonnes capacités de communication.
Enfin, il ne faut pas avoir peur de se remettre régulièrement en question et se maintenir constamment à la pointe des nouvelles technologies.

Une anecdote pour clôturer?

Elles sont nombreuses mais une me semble plus instructive que les autres et pourrait faire figure de parabole. Quand je travaillais à Québec en tant qu'employé, je me suis vu proposer une offre de travail dans l'enseignement. La seule condition était de répondre immédiatement. Passant de 10$ à 40$ de l'heure, la réflexion fut courte et je démissionnai dans l'heure. A peine franchie la porte de l'agence qui m'employait, le téléphone sonnait pour me dire que la proposition n'était plus valable et je me retrouvai sans emploi!
Cette mésaventure illustre malheureusement une certaine tendance des jeunes professionnels à en vouloir toujours plus, plaçant la qualité créative du travail après le niveau salarial et les avantages.

 
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Les métiers d'illustrateur et webdesigner

Interview pour le Siep : Ivan Lammerant – Illustrateur et Webdesigner

Parlez-nous de votre métier d’illustrateur…En quoi consiste-t-il concrètement ? (Les différentes étapes de votre travail, pour qui travaillez-vous généralement, outils utilisés, etc.)

Le métier d'illustrateur a bien évolué depuis la fin de mes études en 1992.
La constante reste que l'illustrateur  reste au service d’un texte ou d’un message dont bien souvent il n'a pas la paternité.

L'illustration est un art de commande, et il faut donc coller aux désidératas du client et du marché.
L'illustrateur n'est donc pas un artiste mais un artisan qui se met au service d'un projet.

Du papier et du simple crayonné d'origine, on arrive maintenant à des illustrations numériques en 3d réalisées via des logiciels sophistiqués, le temps est à la rapidité et à une certaine surenchère technologique qui pourrait faire perdre un peu de poésie à ce métier. J'ai du m'adapter et prendre le train en marche, ma table à dessin a fait place à un ordinateur et une palette graphique,...mais mes crayons de couleurs ne sont jamais très loin!

Les domaines de l'illustration sont multiples: la pub, la presse, l'animation, le jeux vidéo ou l’édition.
Les techniques traditionnelles tel que le dessin, la peinture, la gravure, la sérigraphie font la place belle désormais aux techniques numériques plus dans l'ère du temps.

L'illustrateur est bien souvent un travailleur solitaire free-lance qui doit gérer son coté commercial et relationnel, pour décrocher des contrats, le parcourt du combattant vers les directeurs artistiques est toujours de mise, mais il est soutenu désormais par des « stratégies » internet: blog, et site web comportant des porte folio en ligne.

Un gain de temps, mais aussi une nouvelle façons de travailler qui  n'est pas faite pour développer des relations humaines?

Vous êtes également webdesigner…

Le métier de webdesigner ou d'infographiste orienté web date de la fin du siècle passé avec la venue d'internet. J'étais alors illustrateur pour enfants au Canada. Par intérêt, pour communiquer sur mon travail d'illustrateur et me donner une plus grande visibilité, j'ai créé  le site www.crayons.be , qui depuis est devenu une référence pour les futurs illustrateurs (tutos, cours de couleur, dessin et de bd en ligne)
De ces recherches et sans m'en rendre compte, j'ai basculé tout doucement vers un nouveau métier en pleine expansion, un nouveau support. www.croquis.be 

A cette époque, on pouvait encore être polyvalent, de nos jours on demande aux futurs graphistes en tout genre d'être spécialisés. Il faut reconnaitre que l'évolution rapide des technologies ne permet plus de se disperser! A mon sens cette fragmentation des compétences ne va pas dans le bon sens.

Webdesigner est à l'instar de celui d'illustrateur, un métier de l'ombre (free-lance), mais contrairement à ce dernier il demande de pouvoir s'incorporer dans une équipe pluridisciplinaire. (animateurs, directeur artistique, informaticiens, codeurs...)

Je définit et met en place, suite au cahier des charges du client ou de l'agence, la charte graphique, le design du site internet.
Les critères sont des critères de communication: ergonomie, navigabilité, attractivité,etc.
Reste à trouver l'équilibre parfait entre un esthétisme de bon goût et les problématiques de compatibilité sur les différents navigateurs et systèmes. (www3c)

Tout évoluant très vite, ce métier nécessite des remises à jours constantes, que je trouve dans les centres de compétences de Wallonie. www.centresdecompetence.be

J'enseigne actuellement ces deux métiers à la Haute École Albert Jacquard de Namur: www.infographie-sup.be

Pourquoi avoir eu envie d’exercer ces deux métiers ?Que trouvez-vous chez l’un que vous ne trouvez pas chez l’autre ?

Ces deux orientations m'apportent le plaisir d'allier loisirs, passions et  profession.
Le choix ne se fait pas, et demain j'envisage de retourner vers la peinture...la création n'a pas de frontières, et la richesse vient du mélange des médias.

Quel est votre parcours ?

Après des études supérieures en illustration et BD à Saint-Luc Liège, je me suis envolé pour le Canada où j’ai exercé le métier d’illustrateur pour la jeunesse et celui de chocolatier( !) pendant 5 ans. J’ai également suivi des études en infographie prépresse et imprimerie au Collège Lasalle de Montréal et je suis devenu enseignant à l’Académie internationale du Design de Montréal (où j’ai créé le cours de couleur) ainsi qu’au CINAC de Montréal  où j’enseignais le dessin, la couleur, photoshop, illustrator et html. Je suis ensuite revenu en Belgique, à Namur plus précisément où j’enseigne le dessin, le layout et le webdesign à la Haute École Albert Jacquard.

Pourquoi le Canada ? Y a-t-il une différence dans leur façon d’aborder l’illustration ?

Le choix du Canada s'est fait lors de la visite de la « The Bologna Children’s Book Fair »  www.bookfair.bolognafiere.it en fin d'étude avec mes enseignants de St Luc Liège.
On peut présenter son « book » lors d'une journée réservée aux illustrateurs.
Les éditeurs nord américains étant beaucoup plus accueillants que les européens.
J'ai saisi l'opportunité offerte par un éditeur sans me poser de questions.
Par la suite, je me suis rendu compte du véritable retard qui existait en Europe par rapport au Québec, ou les métiers artistiques sont valorisés. Je n'ai jamais eu le rêve américain, mais j'ai depuis une reconnaissance éternelle vers le Québec et notamment un éditeur qui m'a donné ma première chance sans se poser de questions.
(Les éditions Phidal et Albert Soussan www.phidal.com )

Avez-vous toujours eu envie d’enseigner ou cela s’est-il présenter à vous « par hasard » ? Qu’est-ce que vous aimez dans l’enseignement ?

J'ai toujours voulu enseigner. J'avais mon CAP en poche, en finissant mon graduat d'illustration.

Ces  échanges  me permettent de garder un regard critique sur mon travail et de percevoir au travers de mes étudiants les grands changements techniques ou artistiques.
Un bain de jouvence permanent en quelque sorte.

Racontez-nous une journée type, votre quotidien…

En journée, je donne mes cours à raison de 4 jours sur 5.
En fin de journée, je reprend ma double casquette d'illustrateur et webdesigner.
Mais je réfléchis en permanence sur mes projets, et prend notes de mes idées via un carnet et de multiples « postit ».
Je parviens en gérant bien mon agenda d'avoir mes soirées  en famille, parfois au détriment de certains weekend je l'avoue.

Quels sont, d’après vous, les qualités requises pour revêtir toutes ces casquettes  (illustrateur, webdesigner, enseignant…)?

Avoir un bon agenda et une épouse conciliante.
Et puis: la communication, l'écoute, la rapidité d'exécution et un certain regard critique sur soi-même.
Mon gsm et mon ordinateur portable sont devenus des accessoires incontournables, je dois être joignable en tout temps.

Quelles sont les difficultés auxquelles vous avez été confronté dans votre parcours ?

L'égo sur-dimensionné et le manque d'échange propre aux « artistes » en général.
J'ai contourné cela bien souvent par l'humour et ai pu en final trouver un bon équilibre dans l'enseignement, ou la générosité et le partage sont de mise.

Un conseil aux jeunes qui voudraient se lancer ?

Go, Go, Go !
« Si le diplôme te fait défaut, prend ton courage à deux mains, cale ton pied dans la porte et présente ton portfolio. »

Si je m'étais arrêté aux premiers refus, je ne serrais plus dans ce métier. Ma « grande distinction en illustration » ne m'a jamais rien donné sauf des illusions ou désillusions, je dois ma carrière à mon portfolio, à ma ténacité et à la gentillesse d'un premier client.
Mon premier contrat a été conclu en 5 min, mais après un an de recherches et à des milliers de km de chez moi.

La recette de base? Un soupçon de talent, une bonne poignée d'audace, saupoudrer de persévérance et d'optimisme.

Merci !